“Le
mécène de l’Abbaye”
"
Sans lui, a écrit Gleizes,
il
est
probable que notre rêve ne serait
resté qu'un rêve et n'aurait jamais
dépassé le stade du mirage évoqué par
Vildrac ".
Portrait
par Berthold Mahn |
Rencontré en 1906 en réponse à l'appel
au Mécénat lancé par Arcos, Duhamel et
Vildrac, HenriMartin Barzun
s'intéresse aussitôt à l'idée de ce
phalanstère d'artistes. Il n'hésite
pas à engager une grande part de
sa fortune pour soutenir
l'aventure.
Cet enthousiasme et cette confiance
font de lui le véritable "
fondateur matériel de
l'Abbaye"
Les premiers loyers assurés, on peut
s'installer et même acquérir le
matériel de base de l'imprimerie
(une presse à pédale Minerva et tout
le matériel nécessaire), outil de la
subsistance commune
Mécène, Henri-Martin Barzun qui
s'attelle à des activités politiques,
s'exprime aussi dans plusieurs
genres littéraires : poésie, essais,
théâtre, il a déjà quelques titres à
son actif avant sa rencontre
avec les futurs "
abbés".
Mais c'est à
l'atelier même de l'Abbaye que seront
imprimés"Adolescence, rêveries,
passions
"
et
"La Terrestre
tragédie ", dans deux éditions
différentes.
On peut ainsi noter un juste retour de
bienfaits qui sera parfois souligné
avec une certaine ironie à
l'époque.
On retrouve dans des écrits
d'Henri-Martin Barzun l'empreinte de "
l’art
social" dont
il pense tout d'abord trouver la
réalisation chez ses nouveaux amis.
Leur individualisme fondamental dans
l'expression artistique ne
gênera toutefois pas sa sympathie pour
le groupe.
Il est à plusieurs reprises, et même
après la dissolution de "
L’Association fraternelle", le
défenseur des idées de ces
artistes que, les uns et les autres,
essaient d'étiqueter à leur
convenance.
Après l'Abbaye, il part pour les
Etats-Unis où il enseignera la
littérature française.
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