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Les poètes de l'Abbaye ne pouvaient
échapper à cette investigation,
d'autant moins qu'entre leur
conception de l'art et celle du "
Directeur-gérant " de "
L'Effort " existaient des
points communs. Certes, Duhamel,
auteur de "Selon ma
loi" n'avait rien d'un
poète de la révolution politique ou
sociale, tel que le concevait
Jean- Richard Bloch. Fidèle à l'esprit
de l'Abbaye, Duhamel n'aspirait qu'à
une révolution poétique fondée sur la
relation humaine et la parole
qu'elle libère.
Mais l'intelligence critique qui vaudra
à Jean-Richard Bloch de devenir, dans
les années Vingt, directeur littéraire
des éditions Rieder lui permettait
d'apprécier dans "selon ma
loi", " un sentiment aigu
d'humanité”, “ la discipline
imposée à l'expression ", “ une
musique interne " qui faisaient de
Duhamel le peintre par
excellence de " l'homme moderne
". Cet article valut à son auteur de
vives critiques de la part des
partisans de la Renaissance classique,
hostiles à l'idée de révolution
dans l'art, mais il fut à l'origine
d'une amitié forte et durable.
Malgré les différends ou les querelles
qui surgirent au fil des années, dès
ce moment, Jean-Richard Bloch fut
invité au " Dîner des Copains "
qui réunissait une fois par mois
dans Paris les anciens de l'Abbaye et
leurs amis.
Fin 1911 dans une Anthologie de "
L'Effort" consacrée à quelques
poètes contemporains paraissaient des
poèmes inédits de Duhamel, Arcos,
Vildrac. Ce dernier fit partie
en 1912 du Comité de " L'Effort
libre " (ancien Effort)
Après avoir traversé les épreuves de la
guerre, dans les années 20, le petit
groupe se retrouva aux côtés de Romain
Rolland pour la défense de la paix et
des libertés et contribuer
à la création de la revue "
Europe " dont Arcos devint l'un
des codirecteurs. Nombreux furent les
manifestes des années vingt où
figurent associés les noms de Duhamel,
Vildrac, Jean-Richard Bloch.
Vérité
poétique
En 1937, lorsque Duhamel entreprit de
faire revivre l'Abbaye dans ( Le
Désert de Bièvres )
5ème tome de “ la
Chronique des Pasquier” il confia
l'un des rôles principaux à
Justin Weill en prêtant à celui-ci des
traits de Jean-Richard Bloch. L'ancien
directeur
de
L'Effort qui avait accordé une
“ cordiale hospitalité
"dans sa revue aux poètes de l'Abbaye,
entrait ainsi dans la légende sous le
voile de la fiction romanesque.
En 1947, lors de la mort de
Jean-Richard Bloch, Duhamel affirmait
qu’il
avait été, dès le commencements
l'un de ses compagnons de
route.
En juin
1996, notre Association consacrait son
cahier annuel, le N°17 aux
correspondances Jean-Richard
Bloch, Georges Duhamel, cet ouvrage est
encore disponible auprès de
notre Association.
mailto:
amimat95@tele2.fr
lSite à
visiter:
http://www.ihtp.cnrs.fr/Trebitsch/jr_bloch.html
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