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Ce fut d'abord le rêve d’un poète
de 20 ans:
CharlesVildrac.
"Je
rêve l ' Abbaye Oh" sans abbé
!
Je
rêve l'Abbaye
hospitalière
A
tous épris d'art plus ou moins
crottés
Et
déshérités....
Bien
loin, je rêve l'Abbaye
Gaie
et recueillie...
Ou
vivre libres, en thèlémites
passionnés
Ces vers
trouvèrent aussitôt un écho chez ses
amis les plus chers : les poètes
Georges Duhamel- René Arcos- Alexandre
Mercereau, les peintres Albert Gleizes
- Berthold Mahn- Henri Doucet, le
musicien Albert Doyen... comme lui en
révolte ouverte contre les conditions
d'existence imposées aux artistes par
la société.Peu à peu un projet fut
élaboré : fonder une imprimerie, y
travailler au coude à coude sans
ménager sa peine tout en gardant assez
de loisirs pour écrire, peindre ou
composer au gré de l'inspiration et
dans une exaltante atmosphère de
fraternelle amitié. |
La
cour de l'Abbaye gravure de Berthold Mahn
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Cette citation de Rabelais figurait
sur la porte d’entrée de
l’Abbaye
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