Albert Gleizes (1881-1953)


Après s’être exercé au dessin industriel dans l’entreprise de son père, Albert Gleizes commence à peindre en 1901.

C’est l’un des premiers peintres “Cubistes”, il poursuit une œuvre personnelle originale et féconde, inspirée par l’abstraction et la recherche d’une spiritualité pure.

Il est mêlé intimement à la vie artistique parisienne de cette époque:

– Société Nationale des Beaux-Arts ( 1902 )
– Salon d’Automne ( 1903 )

 

Son esprit de clarté et sa culture lui ayant valu de nombreuses amitiés littéraires, il devient aussi l’un des fondateurs et membres de l’Abbaye de Créteil (1906-1907) avec Charles Vildrac et Georges Duhamel. Après avoir pratiqué une peinture d’inspiration impressionniste, il cherche  »

une simplification de la couleur, en rapport avec son désir de simplifier les formes  » et évolue ainsi naturellement vers le cubisme. Avec Metzinger il publie en 1912  » Du   Cubisme  » aux éditions Figuière : c’est l’ouvrage théorique le plus important sur les recherches nouvelles en peinture. Il   rencontre Delaunay, Léger, Picasso, Kupka (groupe de la Section d’Or de Puteaux)

1911 Il expose à la  » salle 41″ du Salon des Indépendants. Scandale au sujet du cubisme

1913 Il expose à Moscou, Barcelone, à l’Armory Show à New York et au premier Salon d’Autonome allemand à Berlin.

 

La peinture d’Albert Gleizes reste attachée à la figure humaine (thème primordial chez lui) en peignant de nombreux portraits de ses amis:

– Stravinsky       (1914)

– Florent Schmitt (1915)

 

1915 – 1918, Il part pour les Etats-Unis où il peint des compositions inspirées par les paysages urbains américains et où il retrouve la foi qui donnera une impulsion religieuse à l’ensemble de son oeuvre.

De retour en France, il poursuit ses expériences techniques qu’il formule en 1923 dans « La Peinture et ses lois : Ce qui devait sortir du Cubisme  » études des lois objectives de l’art fondées sur l’expérience religieuse du Moyen-Age. Dans la suite logique de ses recherches, il rencontre l’art roman auquel il consacre des ouvrages.

1932:  » L’Homocentrisme ou retour à l’homme chrétien  » et  » La Forme et l’Histoire « .

Albert Gleizes voyait dans l’abstraction en art, la dématérialisation de la pensée à la recherche de sa spiritualité la plus pure.

A l’exemple du Moyen-Age, il pensait à une grande peinture murale anonyme, basée sur des structures de langage pratiquées    par  tous et donc intelligibles à tous. Il reprend ses anciens thèmes en les transposant dans cet esprit et ne craint pas de donner à ses oeuvres une version moderne des compositions oecuméniques du Moyen-Age : Triptyque intitulé:  » Crucifixion,  Christ    en gloire et Transfiguration ».

Entre temps, il fonde (1927.­1954) à Moly-Sabata, commune de Sablon (Isère) une communauté, artisanale et artistique où  ses idées doivent recevoir une application pratique. César Geoffray futur créateur des chorales  » A alcœur joie « y  participa.

1939 Il s’installe de façon définitiveaux Méjades à Saint-Rémy de Provence. Essai de communauté agriculteurs- intellectuels.

1947 Grande exposition rétrospective à Lyon, Chapelle du lycée Ampère.19491950 Il illustre les  » Pensées  » de Pascal.     Exposition à la Chapelle de l’Oratoire, Cité des Papes à Avignon ( juillet )

1952 il exécute une fresque  » L’Eucharistie » pour la Chapelle  » Les Fontaines »  à Chantilly.

 

 

A consulter

Albert Gleizes : Catalogue résonné des œuvres
Albert Gleizes : Le Cubisme en majesté (catalogue de l’exposition: Lyon, Barcelonne, Lisbonne. RMN 2001)

 

Sites à Visiter http://www.fondationgleizes.fr et http://sablons.chez.tiscali.fr/index3.htm