Charles Vildrac (1882-1971)


Charles Messager, qui prendra le pseudonyme de Vildrac, du nom de Wildrake, héros de Walter Scott qu’il admirait, naquit à Paris dans le 5ème arrondissement, le 22 novembre 1882.

Son père, Henri Messager avait participé à la Commune en 1871 et avait été déporté en Nouvelle-Calédonie. A son retour,  i1 avait épousé Mélanie Descorps, institutrice qui dirigera l’école communale de la rue Keller dans le quartier Saint-Antoine,  où Charles commencera ses études et où il passera toute son enfance.

Dès l’âge de quinze ans, il est séduit par la poésie et, à dix-huit ans, il a déjà publié quelques vers dans de petites revues, tandis que, pour vivre, il trouve une  place de secrétaire chez un avocat.

En 1901, il fait connaissance de Georges Duhamel et autour d’eux se constitue bientôt un groupe de poètes et d’artistes très enthousiastes.

Pendant son service militaire en 1903, il se lie d’amitié avec le peintre Albert Gleizes.

En 1905, Vildrac épouse Rose, la sœur aînée de Georges Duhamel. Toujours débordant d’idées, il imagine un “Pèlerinage  d’art en Orient«  qui n’aura jamais lieu.

Mais, le grand projet qui l’occupe depuis longtemps, est le projet de l’Abbaye. Il parvient à le réaliser en 1906. Après l’échec de l’Abbaye, il ouvre avec sa femme une galerie de tableaux au 11 de la rue de Seine (la première galerie de la rive gauche), qu’il tiendra jusqu’en 1930.  Doté d’un goût très sur, il fréquente et choisit pour sa galerie tous les peintres de l’époque qui deviendront célèbres : Friez, Wlaminck, Camoin, Marquet, Luce, Manguin, Gerbaud, Lebasque.

En défenseur d’une pensée libre et d’une tolérance humaniste, il fit plusieurs voyages à l’étranger: au Japon en 1927, en U.R.S.S. en 1928 et en 1935, en Espagne en 1934. Pendant la dernière guerre, il participa en 1942 à la publication clandestine des « Lettres Françaises” . Il fut arrêté par la Gestapo et emprisonné à Fresnes en 1943.

En 1963, il reçoit le Grand Prix de Littérature de l’Académie Française. En 1960, il signe la « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie« , dit Manifeste des 121« . A près la mort de sa femme, il épouse en 1970 Suzanne Rochat, la traductrice en italien de ses œuvres. Charles Vildrac meurt dans sa propriété de Saint-Tropez, le 25 juin 1971.

 

 

 

Théâtre

1920 Le Paquebot Tenacity  et autres pièces (2 volumes Gallimard 1943-1948)

Le Paquebot Tenacity a été monté au théâtre du Vieux Colombier par Jacques Copeau en 1920 la pièce tient   l’affiche pendant 3 ans.

1930   La brouille  Jouée à la Comédie Française
1922 Michel Auclair 1932 Le jardinier de Samos
1925  Madame  Béliard  Pièce jouée par Louis Jouvet et Valentine Tessier 1936  Poucette
1927 Georges Pitoëff crée L’indigent 1938 L’air du Temps


Livres pour la jeunesse

Théâtre

1924 L’Ile Rose  (édition Tolner, illustrations Eddy Legrand) 1935 Bridinette   (édition Sudel)
1930 La Colonie (édition Hartmann, illustrations Eddy Legrand) 1951 Amadou le bouquillon  (édition Bourrelier)
1932 Les Lunettes du Lion    (édition Hartmann, illustrations Eddy Legrand)
1933 Milot (édition Sudel) 

 

Poésie

1907 Images et Mirages  imprimé à l’Abbaye  1920  Les Chants du désespéré (Gallimard)
1910 Le livre d’amour (Seghers, réédition 1979) 1927 Prolongement (Les poèmes seront incorporés aux rééditions du Livre d’Amour)


 Récits

1912 Découverte  (N R F) 1968 Pages de journal (Gallimard )
1949 D’après l’écho (Albin Michel)

 

Disponibles en librairie

Le livre d’amour (Seghers) réédition en 2005 (Segher « Poésie d’abord » et le Temps des Cerises)

Pages de Journal (Gallimard, réédition)

Sites à visiter:

http://www.ina.fr/fictions-et-animations/fictions-historiques/video/CPF86632050/l-abbaye-1906-1908.fr.html

http://www.youtube.com/watch?v=7p1Rj4UlDj4