Jules Romains (1885-1972)


Jules Romains (1885-1972), écrivain français.

Jules Romains et Georges Chennevière sont les fondateurs de l’Unanimisme. Ils n’appartiendront  jamais au groupe de l’Abbaye mais resteront les amis de Duhamel, Vildrac et Doyen.

Les créateurs de l’Abbaye n’adhèrent pas à cette idée, ses membres  » considèrent l’individu tel qu’en  lui-­même et non comme le représentant d’un groupe » ( Cahier de l’Abbaye N°15 ).

Jules Romains et Georges Chènevière fréquentent le lycée Condorcet jusqu’en Khâgne. C’est au  cours de promenades exaltées, faites en commun, dans Paris et sa banlieue que naît dans leur esprit la  vision poétique des groupes. La rue, les passants, forment un être collectif, vaste et élémentaire dont  le poète est la conscience.

Le terme “d’unanimisme”, où sont rassemblées les notions d’unité et d’âme collective est donné  par Jules Romains en 1905.

La confusion entre “Unanimisme” et “l’Abbaye ” sans cesse colportée par la plupart des histoires  littéraires ou les notices des encyclopédies, a la vie dure.

Élève de l’Ecole normale supérieure au moment où l’Abbaye ouvre à Créteil, Jules Romains n’y fera  que quelques visites. Désireux d’aider ses amis, il  leur a confié l’impression de son recueil “La vie  unanime” ce qui, probablement, est à l’origine de la confusion.

Le mouvement poétique de Jules Romains, auquel Georges Chennevière s’est associé, repose sur  l’intuition qu’une âme commune se dégage de la foule anonyme et que la mission du poète est de la  révéler aux hommes. Les jeunes poètes de l’Abbaye en revanche, revendiquent la liberté individuelle,  l’accomplissement d’un dessin personnel et même s’ils se réclament, comme Jules Romains, d’une  poésie “immédiatement perceptible”, compréhensible par tous les hommes, en réaction contre les  excès du symbolisme, ils refuseront d’adhérer au mouvement unanimiste et dénoncent l’étiquette que  la critique ne cessera de leur apposer par commodité dans un souci de classement.

L’œuvre de Jules Romains, est considérable, de la poésie au théâtre en passant par le roman et l’  essai.

 

Poésie

1904 L’Ame des Hommes – Crès     1908 – La Vie unanime – Abbaye
1909 Premier livre de prières 1910 –  Un être en marche – Mercure de  France
1913 Odes et prières, poésie – Mercure de France 1916 –  Europe – N.R.F
1917 Les quatre saisons

 

Romans

1908 – Le Six octobre 1910-1911 – Montée des périls 1916 – Verdun 1933 – Le Tapis magique
1908 -Les Amours enfantines 1911-1912 – Recours à l’abîme 19191920 : La Douceur de la vie 1933 – Françoise
19081909 – Les Superbes 1913 – Les Copains 1922 – Le Monde est ton aventure 1908 – Crime de Quinette
1910 – Recherche d’une Église 1613-1914 – Le Drapeau noir 1923-1924 – Les Travaux et les joies 1908 – Éros de Paris
1909-1910 – Les Humbles 1912 – Les Créateurs 1917 – Vorge contre Quinette 1926 – Naissance de la bande
1910 – Province 1913 – Mission à Rome 1922 – Cette grande lueur à l’Est 1928 – Comparutions
1911 – Les Pouvoirs 1914-1916 – Prélude à Verdun 1923 – Journées dans la montagne 1933 – Le Sept octobre

 

Trilogie romanesque

1922-1929 – Psyché ( Lucienne ; Le Dieu des corps ; Quand le navire…)

 

Cycle romanesque

1932-1946 – Les Hommes de bonne volonté

 

Théâtre

1923Knock ou le triomphe de la médecine 1923 – Monsieur Le Trouhadec saisi par la débauche

 

Traité

1920 – La Vision extra-rétinienne et le sens paroptique